Protection antichute mobile sur support d'assurage flexible
Antichute mobile sur corde : un coulisseau qui suit l'opérateur et bloque en cas de chute
Ce dispositif associe un cordage tressé en polyamide Ø 12 mm et un antichute mobile non ouvrant qui accompagne les déplacements en ascension comme en descente, puis se bloque en cas de chute. Il est conforme à la norme EN 353-2, admet une charge maximale de 140 kg, et limite la force de freinage à moins de 6 kN. Il est livré avec ses connecteurs en acier zingué — à vis côté ancrage, à verrouillage automatique côté harnais — et se décline en trois longueurs.
Les six points qui décident de l'achat
- Fonction : suivre l'opérateur le long de la corde et bloquer automatiquement en cas de chute — sans manipulation
- Corde : polyamide tressé Ø 12 mm, résistance statique supérieure à 22 kN
- Coulisseau : non ouvrant, en acier tribofini — il est solidaire de son cordage
- Force de freinage : inférieure à 6 kN, soit la limite admise sur le corps de l'utilisateur
- Connecteurs fournis : acier zingué, à vis côté ancrage (ouverture 18 mm), à verrouillage automatique côté harnais
- Point déterminant : l'antichute et sa corde forment un ensemble certifié indissociable — la corde ne se remplace pas par une autre
Dans quelles situations utilise-t-on un antichute mobile sur corde ?
Le décret 2004-924 impose de privilégier les protections collectives. L'antichute mobile intervient lorsque celles-ci ne sont pas réalisables et que l'opérateur doit se déplacer — une longe de longueur fixe ne convenant plus dès lors que la distance à l'ancrage varie.
- Progression verticale : montée et descente le long d'une structure, d'une échelle ou d'un accès non équipé
- Travaux sur toiture : déplacement sur un rampant depuis un ancrage situé au faîtage
- Maintenance industrielle : accès à des points dispersés sur une même structure, sans changer d'ancrage à chaque fois
- Chantiers du BTP : configurations où la distance entre l'opérateur et son point d'ancrage évolue en continu
- Cheminement horizontal : ce dispositif s'utilise aussi bien à la verticale qu'à l'horizontale
- Postes à hauteur libre suffisante : le dispositif suppose un tirant d'air compatible, à calculer avant l'intervention
Ce qui distingue l'antichute mobile d'une longe
Une longe fixe impose une distance constante à l'ancrage : soit elle bride les déplacements, soit elle autorise une chute libre de sa propre longueur. L'antichute mobile suit l'opérateur et reste au plus près de lui, ce qui limite la hauteur de chute libre indépendamment de la distance parcourue le long de la corde.
Le coulisseau et sa corde sont certifiés ensemble
C'est le point technique déterminant de tout dispositif conforme EN 353-2, et il conditionne la façon dont l'équipement se remplace et s'entretient.
Ce que dit la norme
Un antichute mobile conforme EN 353-2 n'est certifié qu'avec le ou les supports d'assurage sur lesquels les essais ont été menés — type, marque, modèle et diamètre précis. Cette liste figure dans la notice du fabricant.
Ce qui arrive si l'on change de corde
Employer un autre support fait perdre la certification. Le coulisseau est calibré sur un diamètre et un comportement de corde donnés : une corde différente modifie la façon dont il mord et bloque, même si le diamètre paraît identique.
Le caractère non ouvrant
L'antichute fourni ici est non ouvrant : il ne se dépose pas de sa corde. Cette conception matérialise physiquement l'appairage exigé par la norme — le coulisseau ne peut pas se retrouver monté sur un support non prévu.
La conséquence sur le remplacement
Une corde abîmée ne se remplace pas isolément par « une corde équivalente ». C'est l'ensemble qui se remplace, ou le support précis prévu par le fabricant. En cas de doute, consultez-nous plutôt que de composer.
Corde, coulisseau, connecteurs : le détail de l'ensemble
Trois éléments composent le dispositif, chacun avec ses caractéristiques propres.
| Élément | Caractéristiques | Ce que cela implique |
|---|---|---|
| Cordage | Polyamide tressé Ø 12 mm, âme gainée, résistance statique > 22 kN | La gaine protège l'âme porteuse de l'abrasion ; le diamètre est un paramètre de la certification |
| Antichute mobile | Non ouvrant, acier tribofini, résistance statique sur corde > 15 kN, force de freinage < 6 kN | Il reste solidaire de sa corde et limite l'effort transmis au corps sous la valeur admise |
| Connecteur côté ancrage | Acier zingué, verrouillage à vis, ouverture 18 mm | Verrouillage manuel : la bague se visse et se contrôle à chaque mise en place |
| Connecteur côté harnais | Acier zingué, verrouillage automatique | Le verrouillage se fait seul, sur le point d'accrochage indiqué par la notice |
Deux connecteurs différents, et ce n'est pas un hasard
Le connecteur à vis équipe l'extrémité qui se fixe au point d'ancrage : cette liaison est établie une fois, en début d'intervention, et un verrouillage manuel s'y contrôle sans difficulté. Le connecteur automatique équipe l'extrémité côté harnais, celle que l'opérateur manipule et qui peut être connectée en hauteur : le verrouillage y est assuré sans geste supplémentaire.
Moins de 6 kN : la valeur qui protège réellement le corps
Les résistances élevées d'un équipement antichute — 22 kN pour la corde, 15 kN sur corde — disent qu'il ne cassera pas. Elles ne disent rien de ce que subit l'opérateur. C'est une autre valeur qui répond à cette question.
La limite normative
Les normes EPI antichute plafonnent à 6 kN la force de choc transmise au corps lors de l'arrêt d'une chute. Au-delà, les lésions deviennent probables même si l'équipement, lui, tient parfaitement.
Ce que ce dispositif annonce
Une force de freinage inférieure à 6 kN. Le blocage n'est donc pas instantané et brutal : l'énergie est dissipée de façon à rester sous le seuil admis sur l'utilisateur.
La contrepartie : le tirant d'air
Dissiper l'énergie suppose une distance d'arrêt. La hauteur libre sous l'opérateur doit permettre cet arrêt avant tout contact avec un obstacle ou avec le sol. Ce calcul se fait avant l'intervention.
La position de l'ancrage compte
Le dispositif est conçu pour un point d'ancrage supérieur. Plus l'ancrage est haut par rapport au point d'accrochage du harnais, plus la hauteur de chute libre est réduite — et plus le tirant d'air nécessaire diminue.
Trois longueurs de corde : laquelle retenir
La longueur de corde correspond à la course verticale à couvrir depuis le point d'ancrage. Elle se choisit sur la configuration réelle du site, pas par précaution.
| Référence | Longueur | Configuration type |
|---|---|---|
| NSL17AD10 | 10 m | Accès de faible hauteur, toiture d'un bâtiment courant, intervention localisée |
| NSL17AD20 | 20 m | Bâtiment de plusieurs niveaux, structure industrielle, course verticale étendue |
| NSL17AD30 | 30 m | Grande hauteur, ou un seul ancrage desservant une course importante |
Une corde plus longue n'est pas une sécurité supplémentaire
Elle représente du mou à gérer et de la longueur exposée à l'abrasion, sans bénéfice si la course est courte. À l'inverse, une corde trop courte conduit à des changements d'ancrage plus fréquents, chacun constituant un moment d'exposition. La bonne longueur est celle qui couvre la course réelle. Décrivez-nous la configuration et nous vous orientons.
Ce dispositif est un maillon : les deux autres restent à réunir
L'antichute mobile constitue la liaison entre l'opérateur et son ancrage. Deux éléments l'encadrent, et aucun n'est fourni avec.
| Maillon | Rôle | Références Genriès |
|---|---|---|
| Le harnais | Reprendre le corps et répartir la force d'arrêt | notre harnais léger L2ECO, notre baudrier confortable 67P, notre harnais à fonction sauvetage NUS65A, notre harnais Alt'o à trois points |
| La liaison | Suivre l'opérateur et bloquer en cas de chute | Antichute mobile sur support d'assurage flexible (ce produit) |
| L'ancrage | Relier le système à la structure et encaisser l'effort — seuil normatif de 12 kN | notre anneau de sangle NAS pour charpente, notre point d'ancrage aluminium fixe, notre barre d'ancrage amovible, notre ligne de vie horizontale de grande longueur |
Pour les configurations où l'opérateur ne se déplace pas verticalement, notre antichute automatique à sangle et notre stop-chute à rappel automatique répondent à d'autres besoins. Notre gamme de mousquetons de sécurité couvre des ouvertures de 18 à 50 mm si un connecteur doit être complété.
Avant d'équiper en antichute : ce que la protection collective permettrait
La hiérarchie posée par le décret 2004-924 s'impose à l'employeur. Un antichute mobile protège l'opérateur qui s'y connecte ; une protection collective protège toute la zone, sans dépendre d'un geste.
Le garde-corps en premier
Sur une terrasse ou une zone de circulation, un notre offre de garde-corps de toiture supprime le risque pour tous les intervenants, équipés ou non, et sans exiger de formation au port du harnais.
Le filet en complément
Sur les chantiers multi-intervenants ou de longue durée, un filet périphérique de 20 m disponible en location couvre le périmètre exposé.
Le sujet du décrochage
Un système d'arrêt de chute laisse l'opérateur suspendu. Une personne suspendue et immobile voit son retour veineux ralentir, avec un risque de perte de connaissance en quelques minutes. Le moyen de récupération se prévoit avant l'intervention.
La formation
Le port d'un EPI antichute suppose une formation. Nos articles notre guide sur l'équipement en hauteur et notre article sur la sécurité en hauteur font le point sur le cadre applicable.
Vérification annuelle et contrôle avant emploi
Cet ensemble est un EPI de catégorie III au sens du règlement (UE) 2016/425 — celle des équipements protégeant contre les risques mortels. Il relève à ce titre du régime de vérification défini par le Code du travail, aux articles R4323-99 à R4323-103.
Vérification générale périodique
L'arrêté du 19 mars 1993 impose que ces équipements, en service ou en stock, aient fait l'objet d'une vérification générale périodique depuis moins de douze mois au moment de leur utilisation, par une personne qualifiée.
La corde se contrôle sur toute sa longueur
C'est l'élément le plus exposé : abrasion sur arête, brûlure, imprégnation, coupure de gaine. Sur une corde gainée, une gaine entamée impose de retirer l'ensemble du service, même si l'âme paraît intacte.
Le coulisseau et les connecteurs
Libre coulissement dans les deux sens, déclenchement du blocage, absence de jeu ou de déformation, fonctionnement des deux verrouillages, lisibilité du marquage. L'acier tribofini se contrôle aussi en corrosion.
Après une chute, l'ensemble sort du service
Un équipement ayant arrêté une chute a subi une sollicitation qui ne se lit pas nécessairement à l'œil. Corde, coulisseau et connecteurs sont retirés ensemble : ils forment un ensemble certifié.
Questions fréquentes sur l'antichute mobile sur corde
Comment fonctionne un antichute mobile ?
Le coulisseau accompagne les déplacements de l'opérateur le long d'une corde fixée à un point d'ancrage supérieur, en ascension comme en descente, et se bloque automatiquement en cas de chute. Aucune manipulation n'est nécessaire pendant la progression.
À quelle norme est-il conforme ?
À la norme EN 353-2, celle des antichutes mobiles incluant un support d'assurage flexible. Il relève par ailleurs de la catégorie III des EPI au sens du règlement (UE) 2016/425.
Peut-on remplacer la corde par une autre ?
Non. Un antichute mobile conforme EN 353-2 n'est certifié qu'avec les supports d'assurage sur lesquels les essais ont été menés — type, marque, modèle et diamètre. Employer un autre support fait perdre la certification, même si le diamètre paraît identique.
Que signifie « antichute non ouvrant » ?
Que le coulisseau ne se dépose pas de sa corde : il en est solidaire. Cette conception matérialise physiquement l'appairage exigé par la norme et écarte le risque de le monter sur un support non prévu.
Quelle est la charge maximale ?
140 kg. Ce que recouvre exactement cette masse — utilisateur seul ou utilisateur équipé — figure dans la notice fournie avec le produit.
Que représente la force de freinage inférieure à 6 kN ?
C'est l'effort transmis au corps de l'opérateur lors de l'arrêt de la chute. Les normes EPI antichute plafonnent cette valeur à 6 kN. Les résistances de 22 kN de la corde et de 15 kN sur corde disent que l'équipement ne cassera pas ; la force de freinage dit ce que subit l'utilisateur.
Quelle longueur de corde choisir ?
Celle qui couvre la course verticale réelle depuis le point d'ancrage : 10, 20 ou 30 m selon les références. Une corde plus longue que nécessaire représente du mou à gérer et de la longueur exposée à l'abrasion, sans bénéfice.
Les connecteurs sont-ils fournis ?
Oui, deux connecteurs en acier zingué. Celui qui relie la ligne au point d'ancrage est à verrouillage à vis, avec une ouverture de 18 mm ; celui qui se raccorde au harnais est à verrouillage automatique.
À quel point du harnais faut-il le raccorder ?
Cette information figure dans la notice fournie avec le produit et dans celle du harnais. En progression verticale, l'accrochage sternal est fréquemment retenu, mais c'est la notice qui fait foi : sur un harnais multinormes, tous les points ne sont pas des points antichute.
Le dispositif suffit-il à me protéger ?
Non. Il constitue la liaison d'un système d'arrêt de chute, qui comprend également un harnais conforme EN 361 et un dispositif d'ancrage. Ces trois éléments sont indissociables.
Quel point d'ancrage utiliser ?
Un point d'ancrage supérieur dont la résistance a été établie — la norme EN 795 retient 12 kN pour un utilisateur. La certification du dispositif ne dit rien de la structure sur laquelle il est installé.
À quelle fréquence faut-il le faire vérifier ?
L'arrêté du 19 mars 1993 impose que ces équipements, en service ou en stock, aient fait l'objet d'une vérification générale périodique depuis moins de douze mois au moment de leur utilisation, sans préjudice du contrôle effectué avant chaque emploi. La corde se contrôle sur toute sa longueur.
Peut-on le réutiliser après une chute ?
Non. Corde, coulisseau et connecteurs sont retirés du service ensemble : ils forment un ensemble certifié, et une sollicitation ne se lit pas nécessairement à l'œil.
Où se le procurer en Gironde ?
Chez Genriès, à Tresses (33370, siège social et magasin) et à Eysines (33320). Tél : 05 56 85 18 80.
Composer le système d'arrêt de chute complet
Côté harnais, le harnais L2ECO pour les interventions courtes, le baudrier 67P Confort+ pour le port continu, le harnais NUS65A qui ajoute la fonction sauvetage, et le harnais Alt'o pour l'accès sur corde. Côté ancrage, l'anneau de sangle NAS pour ceinturer un élément de charpente, le point d'ancrage aluminium pour une installation permanente, la barre d'ancrage depuis une baie et la ligne de vie mobile horizontale pour les déplacements de grande amplitude. Selon la configuration, d'autres liaisons répondent mieux au besoin : l'antichute automatique à sangle, le stop-chute à rappel automatique, la longe à absorbeur d'énergie ou la longe double en Y. Pour une dotation prête à l'emploi, voir le kit harnais toitures et le kit harnais nacelle.
Explorer les catégories complémentaires
Cette référence appartient à notre catégorie antichutes, incluse dans notre univers EPI. Pour composer un système complet, consultez nos harnais et nos harnais seuls, nos longes, nos ancrages, nos lignes de vie et nos mousquetons. Si une protection collective est réalisable sur votre ouvrage, elle prime réglementairement : voir les garde-corps de toiture.
Fiche d'identité de l'antichute mobile sur support d'assurage flexible
| Type de produit | Antichute mobile sur support d'assurage flexible, livré avec sa corde et ses connecteurs |
| Type de support | Corde |
| Références | NSL17AD10 (10 m), NSL17AD20 (20 m), NSL17AD30 (30 m) |
| Norme | EN 353-2 — antichutes mobiles incluant un support d'assurage flexible |
| Réglementation | Règlement (UE) 2016/425 — EPI de catégorie III |
| Cordage | Polyamide tressé Ø 12 mm, âme gainée — résistance statique supérieure à 22 kN |
| Antichute mobile | Non ouvrant, acier tribofini — solidaire de son cordage |
| Résistance statique sur corde | Supérieure à 15 kN |
| Force de freinage | Inférieure à 6 kN — limite admise sur le corps de l'utilisateur |
| Charge maximale | 140 kg |
| Connecteur côté ancrage | Acier zingué, verrouillage à vis, ouverture 18 mm |
| Connecteur côté harnais | Acier zingué, verrouillage automatique |
| Sens d'utilisation | Ascension et descente ; usage vertical et horizontal |
| À compléter par | Un harnais conforme EN 361 et un dispositif d'ancrage supérieur — seuil EN 795 de 12 kN pour un utilisateur |
| Point non interchangeable | La corde n'est pas remplaçable par un autre support : l'appairage est une condition de la certification EN 353-2 |
| Vérification réglementaire | Vérification générale périodique de moins de douze mois (arrêté du 19 mars 1993), plus contrôle avant chaque utilisation |
| Données non documentées | Masse des ensembles, point d'accrochage du harnais à retenir, durée de vie, garantie, origine de fabrication |
| Distributeur | Genriès — Tresses (33370) et Eysines (33320), Gironde |
Retenez ce dispositif si...
- L'opérateur doit se déplacer verticalement, en montée comme en descente
- La distance à l'ancrage varie en cours d'intervention
- Un point d'ancrage supérieur de résistance établie est disponible
- Le tirant d'air sous l'opérateur permet l'arrêt de la chute
- Vous voulez un ensemble corde et coulisseau déjà appairé, conforme EN 353-2
Orientez-vous vers une autre solution si...
- L'opérateur reste à distance fixe de son ancrage → une longe à absorbeur d'énergie
- La configuration appelle un enrouleur à tension permanente → le stop-chute à rappel automatique
- Le déplacement est horizontal sur une grande longueur → la ligne de vie mobile horizontale
- Il vous manque le harnais ou l'ancrage → les harnais et les ancrages, ou un kit complet
- Une protection collective est réalisable → les garde-corps, qui priment réglementairement
Décrivez-nous la course à couvrir et le point d'ancrage disponible, nous validons la longueur et le système
Fiche produit mise à jour en août 2026 — références NSL17AD10, NSL17AD20 et NSL17AD30, conformes EN 353-2